Une vie aux limites de la dignité humaine

08 octobre 2016

Dans un pays de l’UE, des personnes doivent vivre dans des maisons qui tombent en ruines. Cela est à peine concevable, mais c’est la triste réalité. Abandonnée par son mari, Ginta Bite doit s’occuper toute seule de ses quatre enfants dans une maison délabrée. Elle n’a pas les moyens de louer un appartement équipé de WC salubres. Les partenaires CSI la soutiennent.



Un chemin cahoteux nous mène vers une demeure isolée. Nous rencontrons Ginta Bite qui vit ici avec ses quatre enfants. L’accueil est chaleureux. Les deux cadets, Annija et Markuss, ont même obtenu une autorisation spéciale pour manquer l’école aujourd’hui !

En effet, pour les enfants de Ginta, la venue régulière de notre partenaire de mission Bill Schultz et de ses collaborateurs de la Mission Pakapieni est un événement important. Les enfants savent qu’il ne vient jamais les mains vides, mais qu’il a toujours avec lui quelques friandises – des choses qu’ils ne voient jamais les jours ordinaires.

Elle voudrait travailler

Depuis que son mari l’a abandonnée, Ginta doit se débrouiller toute seule. Elle travaillait dans un poulailler situé juste à côté de son logis. Ce dernier se trouve presque en meilleur état que sa maison et il appartient au même propriétaire. Malheureusement, après avoir été opérée au bras, Ginta n’a pas pu continuer de travailler dans le poulailler ; elle se fait beaucoup de souci : « J’ai constamment peur que le propriétaire me donne mon congé, depuis que je ne travaille plus pour lui. »

Ginta cherche depuis longtemps à louer un autre appartement, mais le dépôt d’une garantie de 300 euros, ainsi que le loyer mensuel de 150 euros est hors de sa portée. Elle espère obtenir un emploi dans la fabrique de poissons où travaille sa fille aînée. Pour l’instant, sa situation est d’une précarité inconcevable : « Je dois m’en sortir avec 270 euros par mois, provenant de ma pension alimentaire. »

Elle remercie pour toute aide

Les visites et le soutien réguliers des collaborateurs de la Mission Pakapieni sont pour elle un encouragement et un soutien immenses. Elle me montre avec fierté et reconnaissance la machine à laver qu’elle a reçue récemment de CSI. Ne plus devoir laver les habits de ses enfants à la main la décharge beaucoup. Cette machine se trouve dans la cuisine qui comporte un fourneau à bois et un lavabo. Il n’y a pas d’eau courante et l’eau pour la machine à laver doit être amenée dans un récipient. De même, la famille se lave les mains en économisant l’eau d’un seau en plastique.

Tandis que les enfants ouvrent joyeusement le paquet de denrées de CSI et admirent les bonnes choses qu’il recèle, Ginta nous apporte du café accompagné de biscuits et de chocolat. Un luxe par lequel elle nous exprime sa reconnaissance et sa joie.

Un moment pénible

Après avoir bu le café, j’ai dû me rendre aux toilettes. Lorsque j’ai demandé à Ginta où elles se trouvaient, elle s’est montrée très gênée : « Il n’y en a pas ici – du moins pas où je puisse vous conduire avec bonne conscience. » Plus tard, avant de repartir pour notre visite suivante, j’ai pu voir, à côté de la maison, la cahute servant de WC, garnie de quelques poutres pourries pour cacher les occupants.

Lors de notre départ, Ginta nous sourit avec reconnaissance et ses enfants appuient leur petit nez contre la vitre toute froide. Ginta est heureuse de notre visite, mais en même temps, elle est triste de devoir nous quitter. Elle espère nous revoir au plus tôt.

Yolanda Nhili


Aide aux démunis

Les familles lettones les plus pauvres peuvent, tout comme Ginta Bite, faire une demande de soutien auprès du partenaire de mission CSI, la Mission Pakapieni. Cette organisation d’aide indigène examine avec soin quelle sera l’aide la plus urgente à envisager. Les situations sont variées et les solutions personnalisées, qu’il s’agisse d’un conseil pour établir un budget, d’une aide à la recherche d’emploi ou d’un soutien moral lors d’une situation inattendue. Les familles reçoivent également un soutien matériel : fournitures scolaires, bois de feu, matelas, colis de nourriture ou argent sur présentation d’une facture impayable pour eux. Mais les possibilités sont nombreuses et, dans le cas de Ginta Bite, l’achat d’une machine à laver a été une priorité.

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