Table ronde de CSI à Washington : même après l’État islamique (EI), l’extrémisme islamique reste un grand défi

23 juillet 2019

Au terme d’une conférence ministérielle sur la liberté de religion du gouvernement des États-Unis à Washington, Christian Solidarity International (CSI) a organisé une table ronde sur l’extrémisme islamique. Mgr Michael Nazir-Ali, évêque originaire du Pakistan, et Habib Malik, professeur libanais, y ont participé sous la modération de John Eibner, directeur de CSI.



La conférence ministérielle pour la promotion de la liberté de religion qui a eu lieu à Washington la semaine dernière était une rencontre des superlatifs : plus de mille invités et des délégations officielles de plus d’une centaine de pays étaient attendus à cet événement du département d’État américain. À la suite de la conférence, l’organisation de défense des droits de l’homme Christian Solidarity International (CSI) a organisé une table ronde pour attirer l’attention sur le défi permanent que représente l’extrémisme islamique pour la liberté de religion, un défi largement ignoré lors de la conférence ministérielle.

John Eibner : « L’extrémisme islamique n’est nullement achevé »

En introduction, le Dr John Eibner, directeur de CSI, a maintenu qu’après le démantèlement du califat de l’État islamique (EI) en Syrie et en Irak, l’extrémisme islamique n’était en aucune façon terminé. Jusqu’à ce jour, des extrémistes islamiques menacent chrétiens et croyants d’autres religions, comme par exemple lors des attentats de Pâques au Sri Lanka. « Il existe [même] deux États qui sont motivés par l’extrémisme islamique et qui l’exportent : le royaume d’Arabie saoudite et la république islamique d’Iran. »

Habib Malik : « Un pluralisme sain aide à neutraliser la radicalisation »

Habib Malik, professeur à la Lebanese American University de Byblos au Liban, qui a déjà parlé lors de plusieurs événements de CSI en Suisse et aux États-Unis, a, pour sa part, souligné : « L’EI 1.0 est peut-être passé mais l’EI 2.0 et 3.0 arriveront. » Partout, sous la domination islamique, les non musulmans sont opprimés. Comme modèle alternatif, le professeur a mentionné son pays d’origine, le Liban, la patrie de nombreux chrétiens : « Un pluralisme sain et raisonnable neutralise la radicalisation. »

Mgr Michael Nazir-Ali : éviter une résistance sélective contre l’extrémisme

La liberté de religion ne peut survivre que dans un État pluraliste, basé sur l’égalité pour tous ainsi que sur une citoyenneté et des lois partagées, a déclaré Mgr Michael Nazir-Ali, ancien évêque anglican de Raiwind (Pakistan) et Rochester (Angleterre).

Mgr Michael a appelé individus et Églises à être fermes dans leur solidarité avec les persécutés même si cela va à l’encontre de la politique étrangère de l’Occident. La communauté internationale ne doit selon lui pas seulement résister de façon sélective à l’extrémisme : « On nous dit : « Ne vendez pas un système de reconnaissance faciale à la Chine. » D’accord, mais qu’en est-il de la technologie militaire sophistiquée qui est vendu à l’Arabie saoudite pour bombarder la population démunie du Yémen ? »

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Images de la table ronde à Washington (ZIP, 17 MB)

La table ronde de CSI du 18 juillet 2019 était intitulée : « The Challenge of Islamic Extremism to Religious Freedom in the Post-ISIS World ». Les participants étaient l’évêque Michael Nazir-Ali et le professeur Habib Malik avec John Eibner de CSI comme modérateur. La manifestation a été soutenue par Oxtrad (Oxford Centre for Training, Research, Advocacy and Dialogue) dont Mgr Michael Nazir-Ali est le président.

La vidéo de la table ronde (en anglais) : https://youtu.be/nJosDNc2JyM

John Eibner : www.csi-suisse.ch/eibner

Habib Malik : www.csi-suisse.ch/malik

Mgr Michael Nazir-Ali : www.csi-schweiz.ch/nazir-ali

Contact

info@csi-suisse.ch

031 971 11 45

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