Porte-parole des victimes de la traite d’humains

12 décembre 2014

La lutte contre la traite d’êtres humains en Inde occupait une place importante lors de la Journée CSI. Les exposés d’Aashima S. et d’Inés Wertgen ont marqué l’auditoire. Interview.



CSI: Accompagnée d’Aashima, tu as parcouru la Suisse pour donner des conférences, de Riehen à Lausanne en passant par Zurich, Geroldswil et Uster. Quels souvenirs gardes-tu de ces moments? 
Inés Wertgen: L’effort en a valu la peine. Ces journées étaient certes très intenses, mais je suis reconnaissante de les avoir vécues. La collaboration avec Aashima était encourageante. Nous avons toutes les deux à cœur de donner une voix aux victimes et nous tirons à la même corde.

Le fait que nous soyons issues de deux cultures différentes ne joue aucun rôle à cet égard. Nous partageons la même ambition.

Six conférences en cinq jours, à chaque fois sur le même sujet. Ne vous êtes-vous pas quelque peu lassées? 
Non, pas du tout. À chaque fois, nous devons tout donner. Ce sujet touche le cœur. Le destin de ces jeunes filles ne laisse pas indifférent. Nous connaissons personnellement plusieurs victimes. Lors de mes voyages, j’ai rencontré à maintes reprises des jeunes filles qui ne pouvaient pas raconter leur histoire, tant elles étaient traumatisées.

Lorsque nous parlons de la traite d’êtres humains, ces victimes sont présentes dans notre esprit. Il est donc impossible de se lasser.

Comment l’auditoire a-t-il réagi à vos exposés sur la traite d’êtres humains? 
Partout, les gens étaient profondément touchés. Ils ont posé beaucoup de questions et, à l’issue des exposés, nous avons pu mener de bonnes discussions. L’intérêt des gens pour ce sujet et leur empathie m’ont bien sûr réjouie.

Adrian Hartmann

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