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Guy Parmelin nous répond

08 juin 2020

CSI a demandé au Conseil fédéral de suspendre les sanctions contre le peuple syrien en raison du Covid-19. Elles mettent en danger la santé publique et entraînent une pauvreté massive. Le Conseil fédéral n’est malheureusement pas prêt à agir.



Le 1er avril 2020, CSI a demandé au Conseil fédéral de suivre l’appel lancé par le secrétaire général de l’ONU António Guterres. Fin mars 2020, ce dernier avait demandé la levée de toutes les sanctions « afin d’assurer l’accès à la nourriture, aux soins médicaux vitaux et au soutien médical contre le Covid-19. […] Nous devons atténuer les effets sociaux et économiques du Covid-19 pour tous et promouvoir partout un rétablissement rapide ».

Le conseiller fédéral Guy Parmelin, responsable du département dont relève le secrétariat d’État à l’Économie (SECO) en charge des sanctions, a répondu : « La Suisse poursuit les discussions relatives aux possibilités d’allègement des sanctions en lien avec le Covid-19. » Mais sa lettre ne laisse espérer aucune décision rapide de répondre à l’appel d’António Guterres. CSI le regrette beaucoup.

En 2011/2012, la Suisse a appliqué les sanctions de l’UE contre le peuple syrien dans une action coordonnée avec les États-Unis, d’autres États de l’OTAN ainsi qu’avec les régimes autoritaires de la Ligue arabe. Barack Obama, alors président des États-Unis, avait expliqué que le but des sanctions était de favoriser un changement de régime et la « transition vers la démocratie ».

Comme CSI le voit et l’entend lors de ses voyages en Syrie, notamment de la bouche de responsables d’Églises, les sanctions n’atteignent pas l’objectif poursuivi. Au contraire, elles menacent la santé publique et occasionnent une paupérisation massive qui, à son tour, déclenche un vaste mouvement d’émigration. Un rapport de l’ONU financé par la DDC en 2016 confirme que les sanctions économiques entravent l’aide humanitaire en Syrie.

Selon le conseiller fédéral Guy Parmelin, la Suisse a déjà mis 430 millions de francs à disposition pour les victimes de la guerre en Syrie. CSI approuve ce geste. L’aide ne peut toutefois en aucune façon compenser la souffrance causée par les sanctions internationales imposées par les États-Unis à des millions de Syriens. La réponse du conseiller fédéral Guy Parmelin en allemand.

CSI

Les sanctions seront également un thème abordé lors de la Journée CSI.

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