Aide de dernière minute aux victimes des inondations

21 décembre 2017

De nombreux amis de CSI ont envoyé des dons pour les victimes d’inondations. Cette aide rapide a permis à des milliers de personnes de recevoir un secours vital. Nos partenaires ont souvent entendu ces mots : « Vous nous avez sauvé la vie ! » Cette reconnaissance s’adresse aussi à vous.



Dans le district de Rangpur (nord du Bangladesh). Felani, une femme âgée de 60 ans, dort comme à son habitude, à même le sol. Soudain elle ressent un courant froid et se dit, dans un demi-sommeil : « C’est un mauvais rêve ! » Mais bientôt, ses oreilles et son nez se bouchent, elle saute de sa couche et se met à appeler à l’aide : les eaux se sont introduites dans sa hutte et montent rapidement. Il fait nuit noire. Felani est transie de peur et personne ne semble l’entendre. Elle se met alors à nager pour sauver sa peau. Puis… plus rien, elle perd connaissance.

Le lendemain, lorsque Felani se réveille, elle se trouve dans un logement provisoire d’urgence pour les victimes des inondations. Elle apprend alors que des villageois l’ont secourue et acheminée jusqu’ici. Felani est reconnaissante. Mais elle est en souci pour ses deux fils et ses deux filles. Elle n’a aucune trace d’eux ! Sont-ils toujours en vie ?

Enfin un repas chaud

Après l’inondation, Felani ne peut rien manger pendant trois jours jusqu’à l’arrivée des partenaires CSI qui distribuent des aliments de première nécessité, puis des repas chauds, à toutes les victimes des inondations. Ils acheminent aussi Felani vers un hôpital et prennent en charge ses frais de médicaux.

Elle se porte mieux désormais et a pu retourner dans son village. Même si cette inondation est la quatrième qu’elle a vécue, sa situation est encore plus dramatique que d’habitude, puisqu’elle ignore si ses enfants vivent encore. Le soutien des partenaires CSI a donc été très important pour elle et elle exprime sa reconnaissance par ces mots : « C’est Dieu qui vous a envoyés ! »

Cette aide est d’autant plus précieuse que les médias ont à peine mentionné cette catastrophe liée à la mousson au Bangladesh.

Juste à temps !

Yunus est une autre victime des inondations qui a bénéficié de l’aide de CSI : cet homme âgé est propriétaire d’un terrain d’un demi-hectare, sur lequel il avait planté du riz. Il s’attendait à une récolte fructueuse, mais Yunus déclare aujourd’hui : « Vingt jours plus tard, j’aurais pu récolter mon riz ; en une nuit, je me retrouve mendiant ! » Quand nous l’avons rencontré, il s’apprêtait à partir vers la ville où il pensait mendier pour survivre. L’aide de CSI l’a encouragé à rester chez lui et à ne pas finir sa vie comme un mendiant misérable. Il veut reconstruire sa vie.

CSI


Les inondations et leurs dangers pour la santé

Les inondations ont non seulement dévasté de nombreux villages et laissé des millions de personnes démunies, mais elles posent également un grave problème sanitaire.

Pour de nombreuses victimes, il n’existe pas d’alternative : elles doivent boire l’eau sale de l’inondation. La dysenterie est donc omniprésente. Or cette maladie peut mener à la mort si elle n’est pas traitée. Morium, par exemple, a perdu deux fils lors d’inondations précédentes ; cette année encore, son dernier fils est décédé des suites de la dysenterie. Les partenaires CSI ont pu lui apporter du sel de réhydratation pour les malades atteints de diarrhée chronique, mais pour son fils, le secours est arrivé trop tard.

Un autre risque pour la santé est consécutif à l’apparition de moustiques amenés par les inondations. Même des personnes de l’équipe partenaire de CSI sont tombées malades, car elles ont dû vivre à ciel ouvert sur un bateau jour et nuit ; l’un d’entre eux a attrapé la dengue et plusieurs autres le chikungunya, une maladie provoquant des enflures et des douleurs articulaires qui durent plusieurs semaines.

Veuillez donner votre avis sur cet article !

Le commentaire a été envoyé.

Le commentaire a été envoyé. Après avoir été vérifié par l'administrateur, il sera publié ici.

Programme Bangladesh