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Géographie | Superficie | 458'730 km² Pays 11 fois plus grand que la Suisse (41'293 km²) | Habitants | 29,2 mio. 4 fois plus quen Suisse (7,3 mio.) | Densité de population | 64 Habitants/km² 2 fois moins hab./km² quen Suisse (177) | Produit national brut | 1'428 SFR 32 fois inférieur à la Suisse (45'996 SFR) | Appartenance religieuse | Chrétiens | 1.1% |   Catholiques | 0.9% |   Autres | 0.2% | Musulmans | 98.7% | Juifs | 0.2% | Droits humains | Liberté religieuse | Atteinte à la liberté religieuse sérieuse | | Entrave au culte, à la diaconie et à lévangélisation |
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Liberté de croyance seulement sur le papier
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Début décembre 2009, la police a arrêté 17 chrétiens. Les autorités judiciaires de Rabat les a accusés – y compris un couple suisse – d’avoir fait de l’évangélisation dans le pays. Ainsi, parce qu’ils auraient violé le droit marocain, tous les étrangers ont été expulsés sans autre forme de procès.
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L’islam omniprésent: mosquée à Casablanca édifiée en l’honneur du roi Hassan II. wm
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ms/hz. Lors de raids, la police a arrêté des chrétiens étrangers et marocains dans les localités marocaines de Saidia et Oujda. Parmi eux se trouvait un couple suisse qui s’occupait d’enfants gravement handicapés et qui travaillait pour l’œuvre d’entraide «Consulting, Training and Support (CTS)». Ont également été arrêtés deux ressortissants d’Afrique du Sud et un du Guatemala. Ils ont tous été aussitôt expulsés du pays par le ministère marocain de l’Intérieur. Ils ont été accusés d’avoir fait de l’évangélisation et, par conséquent, d’avoir violé l’article 220 du Code pénal. Par ailleurs, ils auraient exposé au danger les «valeurs religieuses du royaume».
Au Maroc, celui qui «cherche à ébranler un musulman dans sa foi ou à l’orienter vers une autre religion» est punissable et encourt une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison. En revanche, le communiqué officiel publié par Rabat ne donne aucune information sur le sort qui a été réservé aux ressortissants marocains. |
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Une liberté religieuse contestable
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En mars 2009, des étrangers avaient déjà été expulsés du Maroc et des Marocains arrêtés temporairement, sous les mêmes prétextes. A l’époque, la manière stricte d’agir du gouvernement avait été justifiée par le commentaire selon lequel la liberté de croyance est parfaitement garantie dans le royaume, pour autant que certaines conditions légales claires soient respectées. De ce fait, les chrétiens ne peuvent pas s’affirmer comme tels en public et sont autorisés à professer leur foi uniquement entre eux ou dans une église. Ainsi, l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU, qui stipule que la liberté religieuse est un droit humain fondamental, n’est pas conciliable avec le droit marocain. Pourtant, en adhérant à l’ONU, le royaume a formellement accepté d’être lié et de respecter toutes les dispositions en matière de droits humains.
La récente expulsion des cinq chrétiens étrangers met en évidence une législation contestable et une interprétation très unilatérale de la liberté religieuse. Au Maroc, la communauté chrétienne ne peut pas vivre sa foi au grand jour.
Les communautés musulmanes parlent souvent d’une limitation de la liberté de croyance en Europe. Alors, n’est-il pas juste et équitable que les chrétiens exigent aussi que des Etats islamiques comme le Maroc garantissent la liberté religieuse pour les croyants d’autres confessions? |
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Exigez la liberté religieuse au Maroc! |
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